« J’aime vivre dans l’adultère avec moi-même, me tromper, ne pas être là où je m’attends à me trouver. »

Sylvie Testud est une comédienne, romancière et réalisatrice française, née le 17 janvier 1971 à Lyon.

Après avoir reçu le César du meilleur espoir féminin en 2001 pour Les Blessures assassines, elle reçoit le César de la meilleure actrice dans Stupeur et Tremblements en 2004.

Elle prend alors des cours de théâtre à Lyon avec le comédien et metteur en scène Christian Taponard. En 1989, elle s’installe à Paris pour suivre des études d’histoire, ainsi que des cours d’art dramatique aux classes libres du Cours Florent, puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique pendant trois ans, avec Jacques Lassalle et Catherine Hiegel pour professeurs.

Au début des années 1990, elle obtient ses premiers petits rôles au cinéma, puis dans des longs métrages comme L’Histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse de Philippe Harel (1994), Le Plus Bel Âge…, de Didier Haudepin (1995) ou encore Love, etc. de Marion Vernoux (1996).

En 1997, Sylvie Testud connaît un premier grand succès au cinéma en Allemagne avec le film Au-delà du silence de Caroline Link, pour lequel elle apprend l’allemand, la clarinette et la langue des signes. Elle est récompensée en tant que meilleure actrice par le Prix du film allemand (l’équivalent du César de la meilleure actrice). En 1998, elle joue son premier grand rôle au cinéma français et connaît son premier grand succès en France avec le rôle de Béa dans Karnaval, le premier long-métrage de Thomas Vincent, pour lequel elle est nommée au César du meilleur espoir féminin et reçoit le Prix Michel Simon. Elle commence alors une importante carrière d’actrice avec une préférence pour le cinéma d’auteur.

En 2000, sa prestation dans La Captive de Chantal Akerman (adaptation du roman La Prisonnière de Marcel Proust) lui vaut une nomination en tant que meilleure actrice au Prix du cinéma européen. En 2001, elle obtient, pour sa deuxième nomination, le César du meilleur espoir féminin pour l’interprétation remarquée de Christine Papin, une des sœurs Papin, dans Les Blessures assassines de Jean-Pierre Denis, d’après un fait divers de 1933.

En 2003, Sylvie Testud inaugure une carrière d’écrivain en publiant une biographie de sa vie d’actrice, Il n’y a pas beaucoup d’étoiles ce soir, aux éditions Pauvert.

En 2004, elle obtient un second César, cette fois celui de la meilleure actrice, ainsi que le Prix Lumière de la meilleure actrice et l’Étoile d’or du cinéma français pour le meilleur premier rôle féminin grâce à son interprétation dans Stupeur et Tremblements d’Alain Corneau, une adaptation du roman homonyme de la romancière Amélie Nothomb. Sylvie Testud y joue le rôle de cette dernière aux prises avec les difficultés du monde professionnel japonais et les différences de culture avec la Belgique dont elle est originaire. Pour ce rôle, elle a dû apprendre ses répliques en japonais grâce à une méthode phonétique.

Bibliographie

– Il n’y a pas beaucoup d’étoiles ce soir, Sylvie Testud, Fayard, 2003.
– Casting, Etienne Ethaire, Le Somnambule Equivoque, 2006.

Filmographie comme réalisatrice et scénariste

2012 La vie d’une autre
1998 Je veux descendre (Court métrage) (sous le nom de Sylvie Voyet)

Filmographie comme réalisatrice et scénariste

2016 Arrête ton cinéma! de Diane Kurys
2009 Gamines de Éléonore Faucher

Filmographie comme actrice

2017 Jour J de Reem Kherici
2017 Suspiria de Luca Guadagnino
2017 Final Portrait de Stanley Tucci
2016 Mörderische Stille (TV) de Friedemann Fromm
2016/I Tamara d’Alexandre Castagnetti
2016 Le correspondant de Jean-Michel Ben Soussan
2016 Les Visiteurs: La Révolution de Jean-Marie Poiré
2016 Arrête ton cinéma! de Diane Kurys
2015 Au plus près du soleil d’Yves Angelo
2015 Le talent de mes amis d’Alex Lutz
2015 Im Spinnwebhaus de Mara Eibl-Eibesfeldt
2014 Fais pas ci, fais pas ça (TV)
– La thérapie du bonheur
2014 Mesyats v derevne de Vera Glagoleva
2014 Papa Was Not a Rolling Stone de Sylvie Ohayon
2014 Ceux qui dansent sur la tête (TV) de Magaly Richard-Serrano
2014 Sous les jupes des filles d’Audrey Dana
2014 24 jours d’Alexandre Arcady
2014 96 heures de Frédéric Schoendoerffer
2013 À votre bon coeur mesdames de Jean-Pierre Mocky
2013 Les déferlantes (TV) d’Éléonore Faucher
2013 Je m’appelle Hmmm… d’Agnès B.
2013 Pour une femme de Diane Kurys
2013 Une chanson pour ma mère de Joel Franka
2012 Max de Stéphanie Murat
2012 The Scapegoat de Charles Sturridge
2012 Les mains de Roxana (TV) de Philippe Setbon
2011 L’ordre et la morale de Mathieu Kassovitz
2011 Le grand restaurant II (TV) de Gérard Pullicino
2011 Avant l’aube de Raphaël Jacoulot
2010 Mumu de Joël Séria
2010 La rafle de Rose Bosch
2010 Sentiments provisoires (TV)
2010 Biographie sans Antoinette (TV) de Roberto Maria Grassi
2009 Lucky Luke de James Huth
2009 Louise Michel (TV) de Sólveig Anspach
2009 Lourdes de Jessica Hausner
2009 Je ne dis pas non d’Iliana Lolitch
2009 Gamines d’Éléonore Faucher
2009 Fuk sau de Johnnie To
2009 Le bonheur de Pierre de Robert Ménard
2008 Marguerite ou La vie tranquille (Court métrage) de Stéphanie Murat
2008 L’idiot de Pierre Léon
2008 Sagan de Diane Kurys
2007 Ce que mes yeux ont vu de Laurent de Bartillat
2007 Mange, ceci est mon corps de Michelange Quay
2007 La France de Serge Bozon
2007 Jeanne d’Arc au bûcher (TV) de Don Kent
2007 La môme d’Olivier Dahan
2006 L’héritage de Géla Babluani et de Temur Babluani
2005 La vie est à nous! de Gérard Krawczyk
2005 Les mots bleus d’Alain Corneau
2004 Victoire de Stéphanie Murat
2004 Cause toujours! de Jeanne Labrune
2004 Tout pour l’oseille de Bertrand Van Effenterre
2004 Demain on déménage de Chantal Akerman
2003 Der gläserne Blick de Markus Heltschl
2003 Dédales de René Manzor
2003 Filles uniques de Pierre Jolivet
2003 Stupeur et tremblements d’Alain Corneau
2002 Vivre me tue de Jean-Pierre Sinapi
2002 Aime ton père de Jacob Berger
2002 Les femmes… ou les enfants d’abord… de Manuel Poirier
2002 Un moment de bonheur d’Antoine Santana
2002 Jedermanns Fest de Fritz Lehner
2001 Ce qui compte pour Mathilde (Court métrage) de Stéphanie Murat
2001 Julies Geist de Bettina Wilhelm
2001 Tangos volés d’Eduardo de Gregorio
2001 Je rentre à la maison de Manoel de Oliveira
2001 The Château de Jesse Peretz
2000 La chambre obscure de Marie-Christine Questerbert
2000 Les blessures assassines de Jean-Pierre Denis
2000 Sade de Benoît Jacquot
2000 La captive de Chantal Akerman
2000 Faux contact (Court métrage) d’Eric Jameux
2000 Scénarios sur la drogue (TV)
1999 Les pierres qui tombent du ciel (Court métrage) d’Isabelle Ponnet
1999 Marée haute (Court métrage) de Caroline Champetier
1999 In Heaven de Michael Bindlechner
1999 Pünktchen und Anton de Caroline Link
1999 Karnaval de Thomas Vincent
1998 Sentimental Education de C.S. Leigh
1998 The Misadventures of Margaret de Brian Skeet
1997 Flammen im Paradies de Markus Imhoof
1996 Jenseits der Stille de Caroline Link
1996 Love, etc. de Marion Vernoux
1995 Délit mineur (Court métrage) d’Olivier Panchot
1995 L’histoire du samedi (TV)
– Lettre ouverte à Lili
– Le nid tombé de l’oiseau
1995 Le plus bel âge… de Didier Haudepin
1995 Le serment d’Hippocrate (TV) de Jean-Louis Bertuccelli
1994 Maries Lied: Ich war, ich weiß nicht wo de Niko von Glasow
1994 Éternelles (Court métrage) d’Erick Zonca
1994 L’histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse de Philippe Harel
1993 Couples et amants de John Lvoff
1991 La violoniste (Court métrage) d’Yves Forgeat