« L’émotion est la musique et le scénario est le livret. »

Eldred Gregory Peck, est né le 5 avril 1916 à San Diego et decede le 12 juin 2003 à Los Angeles, c’est un acteur américain.

Après une carrière d’athlète brisée par un accident, Gregory Peck se tourne vers le théâtre. Il obtient un rôle dans Anna Christie mis en scène par la troupe de l’université de Berkeley. En 1939, il part pour New York où il fait divers petits métiers avant d’obtenir une bourse pour l’école d’art dramatique Neighborhood Payhouse. En 1942, après avoir joué dans plusieurs pièces, il est remarqué par Samuel Goldwyn dans The Willow and I de Max Reinhardt et part pour Hollywood.

Gregory Peck débute au cinéma dans Days of glory (1943) de Jacques Tourneur, film inédit en France où il interprète un partisan russe contre les nazis, et David O. Selznick le prend sous contrat. Le public découvre ce nouveau comédien dans le rôle du père Chilsum, missionnaire en Chine, dans Les Clés du royaume (1944), son second film, où il fait preuve de grandes qualités d’acteur. L’année suivante, c’est Alfred Hitchcock qui le met en scène dans La Maison du docteur Edwardes (1945), en médecin névrosé au côté d’Ingrid Bergman. L’acteur se glisse souvent dans la peau de personnages troubles, tourmentés, voire inquiétants. Après Duel au soleil (1946), de King Vidor puis Le Procès Paradine (1947), d’Alfred Hitchcock.

Il signe avec la Fox. Il joue alors les aventuriers troubles en quête de vérité dans La Cible humaine (1950), un western tragique d’Henry King. Son jeu dramatique se retrouve dans Un homme de fer (1950), David et Bethsabée (1951) et dans Les Neiges du Kilimandjaro (1952), d’Henry King.

Par la suite, Gregory Peck se produit essentiellement dans des films où il joue les tourmentés : La Flamme pourpre (1955), de Robert Parrish ou Moby Dick (1956) de John Huston. En 1957, il se tourne vers la comédie avec La Femme modèle (1957), de Vincente Minnelli. Il renoue avec Henry King et la Fox dans The Bravados (1958) et Un matin comme les autres (1959). Mais rapidement, il revient à ses premiers rôles. On le retrouve dans Du silence et des ombres (1962) qui lui vaut un Oscar pour son interprétation d’un avocat antiraciste, dans Cape Fear (1963), ou encore dans la comédie de Stanley Donen, Arabesque. Peu après, L’Homme sauvage (1968) de Robert Mulligan est salué pour la performance physique et dramatique de l’acteur. Gregory Peck récidive deux ans plus tard avec un autre western, Quand siffle la dernière balle (1970) d’Henry Hathaway. Moins présent sur les plateaux, on le retrouve toutefois en 1978 en savant nazi dans Ces garçons qui venaient du Brésil et en 1980 en agent secret dans Le Commando de sa majesté.

Bibliographie

– Gregory Peck, de Michel Senna, Seguier, 2006.
– Gregory Peck: A Biography, Gary Fishgall, Scribner, 2002. (Anglais)

Filmographie

1998 Moby Dick (TV)
– Episode 1.2
– Episode 1.1
1991 The Portrait d’Arthur Penn
1991 Cape Fear de Martin Scorsese
1991 Other People’s Money de Norman Jewison
1991 The Will Rogers Follies (TV) de Walter C. Miller
1989 Old Gringo de Luis Puenzo
1987 Amazing Grace and Chuck de Mike Newell
1983 The Scarlet and the Black (TV) de Jerry London
1982 The Blue and the Gray (TV)
– Part 3
– Part 2
– Part 1
1980 The Sea Wolves d’Andrew V. McLaglen
1978 The Boys from Brazil de Franklin J. Schaffner
1977 MacArthur de Joseph Sargent
1976 The Omen de Richard Donner
1974 Billy Two Hats de Ted Kotcheff
1971 Shoot Out d’Henry Hathaway
1970 I Walk the Line de John Frankenheimer
1969 Marooned de John Sturges
1969 The Chairman de J. Lee Thompson
1969 Mackenna’s Gold de J. Lee Thompson
1968 The Stalking Moon de Robert Mulligan
1966 Arabesque de Stanley Donen
1965 Mirage d’Edward Dmytryk
1964 Behold a Pale Horse de Fred Zinnemann
1963 Captain Newman, M.D. de David Miller
1962 To Kill a Mockingbird de Robert Mulligan
1962 How the West Was Won de John Ford, Henry Hathaway, George Marshall et Richard Thorpe (uncredited)
1962 Cape Fear de J. Lee Thompson
1961 The Guns of Navarone de J. Lee Thompson
1959 On the Beach de Stanley Kramer
1959 Beloved Infidel d’Henry King
1959 Pork Chop Hill de Lewis Milestone
1958 The Big Country de William Wyler
1958 The Bravados d’Henry King
1957 Designing Woman de Vincente Minnelli
1956 Moby Dick de John Huston
1956 The Man in the Gray Flannel Suit de Nunnally Johnson
1954 The Purple Plain de Robert Parrish
1954 Night People de Nunnally Johnson
1954 The Million Pound Note de Ronald Neame
1953 Boum sur Paris de Maurice de Canonge
1953 Roman Holiday de William Wyler
1952 The Snows of Kilimanjaro d’Henry King et Roy Ward Baker (uncredited)
1952 The World in His Arms de Raoul Walsh
1951 David and Bathsheba d’Henry King
1951 Only the Valiant de Gordon Douglas
1951 Captain Horatio Hornblower R.N. de Raoul Walsh
1950 The Gunfighter d’Henry King
1949 Twelve O’Clock High d’Henry King
1949 The Great Sinner de Robert Siodmak
1948 Yellow Sky de William A. Wellman
1947 The Paradine Case d’Alfred Hitchcock
1947 Gentleman’s Agreement d’Elia Kazan
1947 The Macomber Affair de Zoltan Korda
1946 Duel in the Sun de King Vidor, Otto Brower (uncredited), William Dieterle (uncredited), …
1946 The Yearling de Clarence Brown
1945 Spellbound d’Alfred Hitchcock
1945 The Valley of Decision de Tay Garnett
1944 The Keys of the Kingdom de John M. Stahl
1944 Days of Glory de Jacques Tourneur