« Le public n’a jamais tort. »

Adolph Zukor naît en 1873 à Ricse en Hongrie d’un père épicier et d’une mère fille de rabbin. En plus de tenir son épicerie qu’il a monté de ses mains, son père cultive des champs voisins pour subvenir un peu mieux aux besoins de sa famille. Ce dernier meurt un an après la naissance d’Adolph après s’être rompu une veine en soulevant une charge trop lourde. Sa mère se retrouve seule avec le petit garçon et son frère plus âgé de deux ans. Ayant une santé fragile, elle ne peut assurer le travail qu’accomplissait son mari et décide de se remarier peu de temps après. Elle meurt finalement sept ans plus tard, Adolph à huit ans. Lui et son frère partent vivre dans un village voisin, chez le frère de leur mère qui est rabbin.

Contrairement à son frère qui est brillant, Adolph est un élève moyen qui ne ressent aucune vocation particulière. À douze ans, il est placé en apprentissage dans une étude d’un hameau à quinze kilomètres de Ricse afin de devenir clerc de notaire. Il s’attèle sans rechigner au travail qui lui est soumis jusqu’à la fin de sa formation qui lui permettra de pouvoir être promu clerc. Cette perspective de carrière à deux dollars par mois ne l’enthousiasme pas. Une autre idée germe dans sa tête. Dans le village où il vit, des lettres écrites par des immigrés aux États-Unis passent de mains en mains. Leur lecture ainsi que celle de livres sur l’Amérique, lui laisse présager un avenir plus reluisant que ce qui semble l’attendre en Hongrie. À quatorze ans sa décision de partir aux États-Unis est prise mais le prix du voyage semble compromettre son souhait.

En 1888, Adolph Zukor finit sa formation et décide d’écrire une lettre au curateur de la fondation d’orphelins dont il dépend. En effet malgré la vie difficile en Hongrie, les orphelins bénéficient d’une rente prélevée sur la succession des parents décédés et mise de côté à leur profit. Dans cette lettre, le jeune homme supplie de lui accorder les fonds nécessaires pour rejoindre ce pays qui le fait rêver. Sa requête est finalement acceptée et l’argent qui doit lui revenir est confié à son frère qui suit des cours à l’université de Berlin. Adolph se voit remettre simplement un billet de train pour rejoindre son frère en Allemagne et un peu d’argent de poche. Une fois sur place, son frère lui achète un billet pour un navire et change le reste de l’argent en monnaie américaine. Les quarante dollars restant sont alors cousus dans son gilet pour éviter qu’ils lui soient volés ou qu’il ne les perde.

C’est au cours de cette même année 1888 qu’Adolph Zukor pose le pied sur le sol des États-Unis. Il a quinze ans quand il débarque à Castle Garden avec tous les immigrés venant d’Europe. Avant de partir il avait pris soin de noter l’adresse d’amis de ses parents déjà installés à New York qui l’accueillent à bras ouverts.

Quelques jours après son arrivée, Adolph Zukor travaille dans un magasin de tapisserie d’ameublement à deux dollars la semaine. Peu de temps après, il rencontre une de ses connaissances de Hongrie. Le frère de ce jeune garçon procure à Adolph un emploi d’apprenti dans un magasin de fourrure où il est payé deux fois plus. Le jeune garçon s’acclimate parfaitement à sa nouvelle vie qu’il partage avec d’autres garçons de son âge avec le même parcours. Ayant toujours eu l’habitude de faire l’école du soir en Hongrie, il en fait de même aux USA en s’inscrivant afin de se perfectionner dans son nouveau métier. En quelques années, il maîtrise parfaitement le négoce de la fourrure et part à Chicago pour lancer son propre commerce.

Par l’intermédiaire d’un de ses collaborateurs, Morris Kohn, Adolph Zukor fait la connaissance de Lottie Kaufman, une jeune femme née également dans une région rurale de Hongrie. Ils se marient le 10 janvier 1897. À la même période Zukor et Kohn s’associent en créant la manufacture de fourrures Kohn & Company. En 1900, la manufacture se délocalise pour New York, au coin de la 111e rue et la Septième Avenue, près de chez un fourreur dont Kohn avait fait la connaissance lors d’un de ses voyages d’affaires, Marcus Loew. C’est le début d’une grande amitié entre Zukor et Loew.

Deux ans après son retour à New York, Adolph Zukor songe à diversifier ses activités en se penchant sur une nouveauté de l’époque appelée « Penny Arcade » dont le principe est de visionner un court film pour un penny. Il fait alors la connaissance de Mitchell Mark, propriétaire d’un de ces établissements et s’associe avec lui afin d’ouvrir sa première arcade. En 1903, Zukor, Kohn et Mitchell inaugurent l’Automatic Vaudeville Company sur la 14e rue, marquant le début d’une conquête. Dans le local sont installés plus d’une centaine d’appareils dont 60 % sont des phonographes car même avec des kinétoscopes en possession, il est encore compliqué de se procurer une quantité suffisante de films pour les mettre en avant. Des machines à bonbons ainsi que des équipements sportifs (comme un punching ball) et un stand de tir sont également installées pour attirer et diversifier les clients qui n’ont qu’a débourser un penny pour n’importe quelle de ces activités. Cette entreprise est un vrai succès, rapportant entre quatre cents et sept cents dollars par jour. À la fin de l’année 1903, Zukor et Kohn se débarrassent de leur affaire de fourrure afin de se concentrer pleinement sur leur nouvelle activité et mettent en place avec leurs autres associés des succursales à Newark, Philadelphie et Boston. Forts du succès de leurs « Nickelodeons », les associés font aménager le premier étage de leur Arcade de la 14e rue en salle de cinéma, le Crystal Hall.

En 1905, Zukor est un homme de spectacle à plein temps. Pour faire fructifier son « commerce », il met en place des formules permettant de diversifier ses spectacles tels que les Hale’s Scenic Tours13 ou l’Humanova le tout entrecoupé d’entractes avec chanteurs. Plus le temps passe et moins en moins de monde se déplace pour assister à ces projections. Cette baisse de fréquentation est principalement due au fait que très peu de films sont fabriqués pour l’usage que Zukor en fait et que les gens se lassent de voir continuellement les mêmes productions. Pour retrouver le succès, ces projections sont transformés en véritable spectacles de music-hall visant un public familial.

Fort de leur nouveau succès, Zukor et ses associés s’unissent à Marcus Loew qui s’est imposé dans le music-hall après avoir également souffert du manque de perspective du cinéma. Ensemble, ils créent en 1910 la Loew’s Consolidated Enterprises avec Loew en tant que président, Zukor assurant le rôle de trésorier et Nicholas Schenck remplissant le rôle de secrétaire. En 1912, ils contrôlent une importante chaîne de théâtres dont l’American Music Hall situé sur la 42e rue.

Malgré cette réussite, Adolph Zukor aspire à mieux. Dans sa tête trotte l’idée de films plus long que ceux réalisés à ce moment17 et qui sont arbitrairement limités à une ou deux bobines par la Motion Picture Patents Company, le consortium contrôlant l’industrie naissante du cinéma16.

Lors d’une conversation, il apprend d’Edwin S. Porter que Louis Mercanton, un réalisateur français veut réaliser un film en quatre bobines mais, que faute d’argent, le projet est sur le point d’être retardé. Zukor voit alors en cette situation l’opportunité d’assouvir son obsession de long métrage et prend contact avec l’agent américain de Mercanton. Après négociation et la vente de ses parts de la société de Loew, Zukor acquiert les droits de distribution du film pour les États-Unis et avance l’argent nécessaire pour la reprise du tournage.

Le film terminé, se pose le problème de le diffuser. Adolph Zukor entre en contact avec Daniel Frohman, un producteur et propriétaire de théâtres de Broadway afin de lui proposer d’organiser une projection de La Reine Élisabeth avec Sarah Bernhardt en vedette. Bernardt est l’actrice la plus célèbre du moment et la perspective de présenter un film avec elle persuade Frohman d’organiser une avant-première dans son Lyceum Theatre. Le film rencontre un grand succès, amenant au cinéma des spectateurs aisés alors que la classe moyenne en était auparavant la cible. La réussite commerciale du film marque également un tournant pour les comédiens de l’époque. Avant La Reine Élisabeth, il était indigne pour eux de jouer dans un film, le cinéma étant considéré comme la distraction des incultes et voué à disparaitre. La présence de Sarah Bernhardt dans un film change la mentalité des comédiens qui estiment désormais que si une star comme elle le fait, pourquoi pas eux ?

Ce revirement d’opinion vis-à-vis du cinéma alimente un peu plus l’ambition d’Adolph Zukor : faire des films avec de grands acteurs jouant leurs meilleurs rôles théâtraux, comme l’a déjà fait la Comédie-Française. C’est ainsi que Zukor donne naissance au studio Famous Players in Famous Plays (« Comédiens connus dans des pièces connues »). Son équipe est alors composée de Edwin S. Porter en tant que réalisateur en chef et responsable de la photographie, Al Lichtman qui est chargé de vendre le film La Reine Élisabeth à travers le pays, B. P. Schulberg qui est le responsable de la publicité et Albert Kaufman qui prend la fonction de directeur général.

Pour lancer sa nouvelle société, Adolph Zukor décide de faire des versions filmés de deux succès théâtraux : Le Comte de Monte-Cristo et Le Prisonnier de Zenda. Un budget de 50 000 $ est mis à disposition de Edwin S. Porter et Hugh Ford pour faire Le Prisonnier de Zenda, ce qui représente presque quatre fois le budget d’un film de cette époque. Après ses premiers succès, Adolph Zukor oriente ses choix d’acteurs vers de plus jeunes. Il lance alors la carrière cinématographique de John Barrymore, un talent de Broadway de 31 ans, dans le film An American Citizen de J. Searle Dawley. Dans cette optique de rajeunir le casting de ses films, Zukor engage une jeune actrice de 20 ans déjà reconnu dans le métier : Mary Pickford. Le premier film de Pickord pour la Famous Players in Famous Plays est Un bon petit diable mais Zukor, estimant le résultat peu convaincant, choisit de le sortir après les trois films suivants de l’actrice (In the Bishop’s Carriage, Caprice et Hearts Adrift). Malgré cette manœuvre, les premiers films de Mary Pickford sont des déceptions au box-office. C’est finalement avec le film suivant, Tess au pays des tempêtes, que Pickford devient la star de Zukor.

La Famous Players, avec une trentaine de films produit par an, a fait du long-métrage (allant de quatre à six bobines) la nouvelle norme. Cependant le système de distribution, passant par différents intermédiaires pour chaque région, n’est pas assez rentable pour les producteurs. C’est ainsi que W. W. Hodkinson propose aux producteurs comme Zukor, Jesse L. Lasky, Oliver Morosco ou Hobart Bosworth, une méthode de distribution nationale géré par sa société, la Paramount Pictures Corporation. Adolph Zukor, persuadé par la futur réussite de ce nouveau système de distribution, parvient à acheter 10 % des parts de cette société, en attendant mieux.

Le projet de Zukor est de développer son studio afin d’assurer la production et la distribution de ses propres films. Mais son ambition est freinée en 1915 quand un incendie ravage les studios de la 26e rue avec ses équipements, cependant les films inédits du studios sont sauvés grâce à un employé qui les avait stockés dans un coffre-fort supportant de hautes chaleurs. Zukor achète alors une école d’équitation sur la 56e rue afin de la transformer en studio et ainsi reprendre rapidement son activité.

Durant l’été 1916, Jesse L. Lasky et Adolph Zukor décident de s’unir en fusionnant la Jesse L. Lasky Feature Company avec la Famous Players malgré une légère divergence d’opinion entre Zukor et Lasky. En effet, Zukor met l’accent sur les vedettes qui jouent dans ses films car il pense que le public se déplace pour eux alors que pour Lasky, c’est le scénario qui est le plus important. La fusion se fait de manière équitable, chacun obtenant une part égale de la nouvelle société. La Famous Players-Lasky Corporation est née, Adolph Zukor prenant le fauteuil de président et Jesse L. Lasky.

Voulant tout contrôler, Adolph Zukor commence alors sa manœuvre pour prendre le contrôle de la Paramount Pictures Corporation. Avec le soutien d’Otto Kahn, un « mécène » de Wall Street, il réussit à convaincre les associés de Hodkinson de vendre leurs parts de la société de distribution à la Famous Players-Lasky. W.W. Hodkinson, n’étant plus l’homme fort de sa propre société, cède également ses parts.

Publications

– Adolph Zukor, de Lambert M. Surhone, Mariam T. Tenno et Susan F. Henssonow, Betascript Publishing, 2010.
– Le public n’a jamais tort. Du cinéma muet au CinémaScope, Zukor Adolph, Buchet Chastel, 1954.

Filmographie
Films parlants

1938 Le professeur Schnock (Professor Beware) de Elliott Nugent
1937 Place aux jeunes (Make Way for Tomorrow) de Leo McCarey
1937 Âmes à la mer (Souls at Sea) de Henry Hathaway
1936 Go West Young Man de Henry Hathaway
1936 Soupe au lait (The Milky Way) (non crédité) de Leo McCarey
1936 Moscow Moods (Court métrage) de Fred Waller
1935 It’s a Great Life de Edward F. Cline
1935 Spring Night de Tatiana Tuttle
1935 Les joies de la famille (Man on the Flying Trapeze) (non crédité) de Clyde Bruckman
1934 Shoot the Works de Wesley Ruggles
1934 Ha! Ha! Ha! (Court métrage)(non crédité) de Dave Fleischer
1932 Shanghaï Express (non crédité) de Josef von Sternberg
1931 Docteur Jekyll et Mr. Hyde (non crédité) de Rouben Mamoulian
1930 I Came First (Court métrage) de Monte Brice
1930 Paramount op parade de Job Weening
1930 Az orvos titka de Tibor Hegedüs
1930 Byrd au pôle sud (With Byrd at the South Pole) (Documentaire)
1930 Les « talents » de Paramount Pictures (Paramount on Parade)
1930 Le Vagabond roi de Ludwig Berger
1930 Dangerous Paradise (non crédité) de William A. Wellman
1930 Let’s Go Native de Leo McCarey
1930 Deep ‘C’ Melodies (Court métrage) de Monte Brice
1929 The Plasterers (Court métrage) de Monte Brice
1929 High Hat (Court métrage) de Joseph Santley
1929 La chanson de Paris (Innocents of Paris) de Richard Wallace
1929 Noix de coco (The Cocoanuts) (non crédité) de Robert Florey et Joseph Santley
1929 Humorous Flights (Court métrage) de Fred Fleck
1929 Traffic Regulations (Court métrage) de Donald Ogden Stewart
1929 Le réprouvé ou Le Peau-rouge (Redskin) (non crédité) de Victor Schertzinger
1928 Les fautes d’un père (Sins of the Fathers) de Ludwig Berger
1928 Rêve immolé (The Shopworn Angel) de Richard Wallace
1928 Manhattan Cocktail de Dorothy Arzner
1928 La femme de Moscou La femme de Moscou (The Woman from Moscow) de Ludwig Berger
1928 La symphonie nuptiale (The Wedding March) de Erich von Stroheim
1928 Les mendiants de la vie (Beggars of Life) de William A. Wellman
1928 Three Sinners de Rowland V. Lee

Films muets

1928 Epouvante (Something Always Happens) de Frank Tuttle
1928 Les pilotes de la mort (The Legion of the Condemned) de William A. Wellman
1928 Feel My Pulse de Gregory La Cava
1928 Rien que l’amour (Doomsday) de Rowland V. Lee
1928 Crépuscule de gloire (The Last Command) de Josef von Sternberg
1928 Mariage à l’essai (Half a Bride) de Gregory La Cava
1927 Le Don Juan du cirque (Two Flaming Youths) de John Waters
1927 Il faut que tu m’épouses (Get Your Man) de Dorothy Arzner
1927 Le prince aux gondoles (Honeymoon Hate) de Luther Reed
1927 Monsieur… Mademoiselle (She’s a Sheik) de Clarence G. Badger
1927 L’insurgé (Jesse James) de Lloyd Ingraham
1927 Nevada de John Waters
1927 Sapeurs… sans reproche (Fireman, Save My Child) de A. Edward Sutherland
1927 Au service de la loi (The Last Outlaw) de Arthur Rosson
1927 Raymond veut se marier (Time to Love) de Frank Tuttle
1927 Señorita de Clarence G. Badger
1927 L’as des P.T.T (Special Delivery) de Roscoe Arbuckle (William Goodrich)
1927 Un homme en habit (Evening Clothes ) de Luther Reed
1927 Love’s Greatest Mistake de A. Edward Sutherland
1927 Le coup de foudre (It) (non crédité) de Clarence G. Badger
1927 New York de Luther Reed
1927 Le petit frère (The Kid Brother) (non crédité) Ted Wilde et J.A. Howe
1927 Hotel Imperial de Mauritz Stiller
1927 Les Enfants du divorce (Children of Divorce) de Frank Lloyd et Josef von Sternberg (non crédité)
1926 Frivolités (Fashions for Women) de Dorothy Arzner
1926 Les dieux de bronze (Tin Gods) de Allan Dwan
1926 The Great Gatsby de Herbert Brenon
1926 Beau Geste de Herbert Brenon
1926 Wet Paint de Arthur Rosson
1926 La roche qui tue (Desert Gold) de George B. Seitz
1926 Sea Horses de Allan Dwan
1926 The Enchanted Hill de Irvin Willat
1926 Moana (Documentaire) de Frances H. Flaherty et Robert J. Flaherty
1925 Le prix d’une folie (The Coast of Folly) de Allan Dwan
1925 L’enfant prodigue ou Le Fils prodigue (The Wanderer) (non crédité) de Raoul Walsh
1925 Manucure (The Manicure Girl) de Frank Tuttle
1925 Le Diable au corps (Too Many Kisses) de Paul Sloane
1925 In the Name of Love de Howard Higgin
1925 César cheval sauvage (Wild Horse Mesa) de George B. Seitz blanco
1925 Détresse (That Royle Girl) de D. W. Griffith
1924 Peter Pan de Herbert Brenon
1924 L’hacienda rouge (A Sainted Devil) de Joseph Henabery
1924 Le voilier de la torture (The Story Without a Name) de Irvin Willat
1924 Coureur de dot (Dangerous Money) de Frank Tuttle
1924 The Man Who Fights Alone de Wallace Worsley
1924 L’obsession du devoir de Alan Crosland
1924 The Next Corner de Sam Wood
1923 His Children’s Children de Sam Wood
1923 Notre grand homme (Woman-Proof) de Alfred E. Green
1923 Zaza de Allan Dwan
1923 Cruel sacrifice (The Rustle of Silk) de Herbert Brenon
1922 Luxure (A Daughter of Luxury) de Paul Powell
1922 Le favori du Roi (To Have and to Hold) de George Fitzmaurice
1922 Des gens très bien (Nice People) de William C. de Mille
1922 Perpétua (Love’s Boomerang) de John S. Robertson
1921 Lulu Cendrillon (Miss Lulu Bett) deWilliam C. de Mille
1921 The Idol of the North de Roy William Neill
1920 Away Goes Prudence de John S. Robertson
1920 Le Docteur Jekyll and M. Hyde (non crédité) de John S. Robertson
1919 Veuve par procuration (Widow by Proxy) de Walter Edwards
1919 The Misleading Widow (producer) de John S. Robertson
1919 The Teeth of the Tiger de Chester Withey
1918 My Cousin de Edward José
1918 À chacun sa vie (Amarilly of Clothes)(non crédité) de Marshall Neilan
1918 Les yeux morts (Rose of the World) de Maurice Tourneur
1917 Les étapes du bonheur (The Rise of Jenny Cushing) de Maurice Tourneur
1917 Une pauvre petite fille riche (The Poor Little Rich Girl) de Maurice Tourneur
1916 La bonté guérit (The Big Sister) de John B. O’Brien
1915 The Incorrigible Dukane (Court métrage) de James Durkin
1915 La ville éternelle (The Eternal City) de Hugh Ford et Edwin S. Porter
1914 Tess of the Storm Country (non crédité) de Edwin S. Porter
1913 Caprice (non crédité) de J. Searle Dawley
1913 Le Comte de Monte-Cristo (The Count of Monte Cristo) (non crédité) de Joseph A. Golden et Edwin S. Porter
1913 Le Prisonnier de Zenda (The Prisoner of Zenda) de Hugh Ford et Edwin S. Porter
1912 La reine Élisabeth (Court métrage) de Henri Desfontaines et Louis Mercanton