« Les cameramen italiens grandissent plongés dans une conscience de la lumière. Cela fait partie de leur mythologie. »

Barbara Steele, née le 29 décembre 1937 à Birkenhead (Angleterre), est une actrice britannique. Elle est surtout connue pour avoir été spécialisée dans les films d’épouvante, tournés principalement en Italie.

D’abord modèle, Barbara Steele décroche, vers la fin des années 1950, un des tout derniers contrats de 7 ans signés par la compagnie cinématographique anglaise J. Arthur Rank Organisation, pour laquelle elle ne tournera du reste qu’une poignée de petits rôles secondaires. Très vite, ce contrat longue durée est racheté par la Twentieth Century Fox, qui voit en elle la future partenaire d’Elvis Presley, dans les Rôdeurs de la plaine (1960) que doit réaliser Don Siegel. Révoltée par le traitement que lui inflige Hollywood, elle abandonne le projet et rompt son contrat.

Pensant avoir définitivement sabordé sa carrière, elle part alors pour l’Italie, où le succès l’attend à Cinecitta avec le film de Mario Bava, Le Masque du démon (1960). Elle devient subitement une vedette du fantastique en Europe, enchaînant de nombreux rôles de personnages inquiétants. Elle travaille ainsi plusieurs fois avec des cinéastes spécialisés dans le genre, tels que Riccardo Freda (L’Effroyable secret du docteur Hichcock et Le Spectre du professeur Hichcock) et Antonio Margheriti (Danse macabre et La Sorcière sanglante), entretenant ce succès durant la décennie 1960.

À partir des années 1970, elle se fait plus rare sur les écrans, malgré de notables interprétations pour les auteurs en devenir Jonathan Demme (5 Femmes à Abattre en 1974), David Cronenberg (Frissons en 1976) et Joe Dante (Piranhas en 1978).

Dans les années 1980, elle se lance dans la production télévisée avec, en 1983, l’ambitieuse série Le Souffle de la guerre (dans laquelle elle se réservera un petit rôle), ainsi que sa suite, Les Orages de la Guerre (1988), toutes deux avec Robert Mitchum en vedette.

Dans les années 1990, elle fait un retour remarqué dans le fantastique, avec le rôle du Docteur Julia Hoffman, dans la mini-série Dark Shadows (1991).

Dès lors, la toujours très belle Barbara Steele se consacre à la production, répondant néanmoins présente pour d’occasionnels courts rôles dans de modestes productions.

Malgré une notoriété internationale intimement liée à sa florissante carrière dans l’épouvante, elle dénigra longtemps celle-ci, valorisant plutôt ses participations, pourtant épisodiques, à un cinéma dit « d’auteurs », tels que Federico Fellini ( en 1963), Mario Monicelli (l’Armée Brancaleone en 1966), Volker Schlöndorff (Les Désarrois de l’élève Törless en 1966), ou encore Louis Malle (La Petite en 1978).

Aujourd’hui réconciliée avec son incontournable contribution au cinéma populaire, elle assume pleinement son statut d’icône de l’horreur, faisant souvent remarquer qu’elle fut longtemps l’unique « femme forte » du registre fantastique.

Bibliographie

– Barbara Steele La Diva du cinema de l’épouvante, Escofier Eric, copy media, 2013.

Filmographie

2016 Minutes Past Midnight (segment ‘The Mill At Calder’s End’) de Robert Boocheck et Lee Cronin …
2016 Le Fantôme (Court-métrage) de Jake Scott
2015 The Mill at Calder’s End (Court-métrage) de Kevin McTurk
2014 The Shutterbug Man (Court-métrage) (voix) de Chris Walsh
2014 Lost River de Ryan Gosling
2012 The Butterfly Room de Jonathan Zarantonello
2008 Her Morbid Desires (Video) de Edward L. Plumb
2008 The Boneyard Collection de Edward L. Plumb
1999 Prophet (Video) de Fred Olen Ray
1996 L’île du Dr. Moreau (The Island of Dr. Moreau) (scenes deleted) de John Frankenheimer
1994 Tief oben de Willi Hengstler
1991 La malédiction de Collinwood (TV) (12 épisodes)
– Episode 1.12
– Episode 1.11
– Episode 1.10
– Episode 1.9
– Episode 1.8
1988 War and Remembrance (TV) (12 épisodes)
– Part I
1983 Le souffle de la guerre (TV) (7 épisodes)
– Cataclysm
1979 Le silence qui tue (The Silent Scream) de Denny Harris
1978 La clé sur la porte d’Yves Boisset
1978 Piranhas de Joe Dante
1978 La petite (Pretty Baby) de Louis Malle
1977 Jamais je ne t’ai promis un jardin de roses (I Never Promised You a Rose Garden) (scènes coupées) de Anthony Page
1976 Le Casanova de Fellini (Il Casanova di Federico Fellini) (scènes coupées) de Federico Fellini
1975 The Space-Watch Murders (TV) de Howard Rayfiel
1975 Frissons (Shivers) de David Cronenberg
1974 5 femmes à abattre (Caged Heat) de Jonathan Demme
1972 Night Gallery (TV) (51 épisodes)
– The Sins of the Fathers/You Can’t Get Help Like That Anymore
1970 Fermate il mondo… voglio scendere! de Giancarlo Cobelli
1969 Honeymoon with a Stranger (TV) de John Peyser
1968 Handicap (Court-métrage) de Manolo Marinero
1968 La amante estelar (Court-métrage) de Antonio de Lara
1968 La maison ensorcelée (Curse of the Crimson Altar) de Vernon Sewell
1966 Les espions (TV) (52 épisodes)
– Bridge of Spies
1966 Un ange pour Satan de Camillo Mastrocinque
1966 The She Beast de Michael Reeves
1966 L’armée Brancaleone (L’Armata Brancaleone) de Mario Monicelli
1966 Les désarrois de l’élève Törless (Der junge Törless) de Volker Schlöndorff
1965 The Doctor and the Devil de Nicholas Ray
1965 Danger Man (TV) (48 épisodes)
– The Man on the Beach
1965 I soldi de Gianni Puccini et Giorgio Cavedon
1965 Once Upon a Tractor (Short) de Leopoldo Torre Nilsson
1965 Les amants d’outre-tombe de Mario Caiano
1965 Le Cimetière des morts-vivants (5 tombe per un medium) de Ralph Zucker
1964 La sorcière sanglante (I Lunghi capelli della morte) de Antonio Margheriti
1964 Amore facile (segment « Divorzio italo-americano ») de Gianni Puccini
1964 Le monocle rit jaune de Georges Lautner
1964 Tre per una rapina de Gianni Bongioanni (sous le nom de Hans Boncioanni)
1964 Danse Macabre (Danza macabra) de Antonio Margheriti
1964 Les baisers (segment « Baiser du soir ») de Jean-François Hauduroy, Claude Berri, Charles L. Bitsch, Bertrand Tavernier…
1964 Le sexe des anges (Le voci bianche) de Pasquale Festa Campanile et Massimo Franciosa
1964 I maniaci (segment « l’hobby » et « la cambiale ») de Lucio Fulci
1963 Amour sans lendemain (Un tentativo sentimentale) de Pasquale Festa Campanile et Massimo Franciosa
1963 Le spectre du Dr. Hichcock (Lo Spettro) de Riccardo Freda
1963 Les heures de l’amour (Le ore dell’amore) de Luciano Salce
1963 Huit et demi (Otto e mezzo) de Federico Fellini
1962 Il capitano di ferro de Sergio Grieco
1962 L’effroyable secret du Dr. Hichcock (L’Orribile segreto del Dr. Hichcock) de Riccardo Freda
1961 Alfred Hitchcock présente (TV) (268 épisodes)
– Beta Delta Gamma
1961 La chambre des tortures (The Pit and the Pendulum) de Roger Corman
1960 Les rôdeurs de la plaine (Flaming Star) (original title) de Don Siegel
1960 Aventures dans les îles (TV) (91 épisodes) de James A. Michener
– Daughter of Illusion
1960 Le masque du démon (La Maschera del demonio) de Mario Bava
1960 Your Money or Your Wife de Anthony Simmons
1959 Entrée de service (Upstairs and Downstairs) de Ralph Thomas
1959 The Heart of a Man (scènes coupées) de Herbert Wilcox
1959 Opération Scotland Yard (Sapphire) (non créditée) de Basil Dearden
1959 Les 39 marches (The 39 Steps) (non créditée) de Ralph Thomas
1958 Bachelor of Hearts de Wolf Rilla
1958 La péniche du bonheur (Houseboat) (non créditée) de Melville Shavelson
1958 Dial 999 (TV) (39 épisodes)
– Missing Persons